Avantages salariés et exonérations en 2026
Mis à jour le 30 juin 2026 · 8 min de lecture
Au-delà du salaire, de nombreux dispositifs permettent d'améliorer le pouvoir d'achat des salariés tout en bénéficiant d'un régime social et fiscal avantageux. Encore faut-il en connaître les plafonds et les conditions. Tour d'horizon des principaux avantages exonérés applicables en 2026.
Pourquoi certains avantages sont-ils exonérés ?
L'État encourage certains avantages en les exonérant, totalement ou partiellement, de cotisations sociales et d'impôt. L'objectif : soutenir le pouvoir d'achat, favoriser certaines pratiques (restauration, mobilité, partage de la valeur) sans alourdir le coût du travail.
Ces exonérations sont toutefois encadrées par des plafonds et des conditions précises. Les dépasser fait perdre l'avantage et entraîne une réintégration dans l'assiette des cotisations.
Les titres-restaurant
Le titre-restaurant est cofinancé par l'employeur et le salarié. En 2026, la part patronale est exonérée de cotisations et d'impôt dans la limite de 7,18 € par titre, à condition de représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale.
Un titre est attribué par jour travaillé comportant une pause repas. C'est l'un des avantages les plus répandus, car il bénéficie autant au salarié (pouvoir d'achat) qu'à l'employeur (exonération).
La prime de partage de la valeur (PPV)
La PPV, ex-prime Macron, permet de verser une prime exonérée de cotisations dans la limite de 3 000 € par an et par bénéficiaire, plafond porté à 6 000 € en présence d'un accord d'intéressement.
Facultative et modulable selon des critères objectifs, elle ne peut pas se substituer à un élément de rémunération existant. Son exonération d'impôt est, elle, soumise à des conditions de rémunération.
Les heures supplémentaires
Les heures supplémentaires sont majorées (+25 % puis +50 %) et bénéficient d'une exonération d'impôt sur le revenu et de cotisations salariales dans la limite de 7 500 € par an et par salarié.
C'est un levier de pouvoir d'achat pour les salariés qui en effectuent régulièrement, à condition de suivre le cumul annuel pour ne pas dépasser le plafond exonéré.
Les frais professionnels et indemnités kilométriques
Les remboursements de frais professionnels engagés pour le compte de l'employeur ne sont pas un avantage imposable, à condition de respecter les barèmes. Les indemnités kilométriques, calculées selon le barème fiscal annuel, en sont l'exemple le plus courant.
Versées dans la limite du barème, elles sont exonérées de cotisations et d'impôt ; l'excédent éventuel constitue un avantage imposable. Les véhicules électriques bénéficient d'une majoration du barème.
Bien cumuler les dispositifs
Ces avantages peuvent se cumuler, mais chacun a ses propres règles et plafonds. Pour un salarié, l'enjeu est d'en bénéficier sans dépasser les seuils ; pour un employeur, de les utiliser comme compléments attractifs à coût maîtrisé. Nos calculateurs dédiés permettent de vérifier la conformité et d'estimer l'avantage net de chaque dispositif.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique ou comptable. Pour votre situation, consultez un professionnel.